Chapitre 1

Chapitre 1

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Sa réaction l’amusa quelque peu. Bien qu’elle fût de deux ans sa cadette, Sophie avait toujours été très protectrice quand il s’agissait de sa sœur, et inversement.

— Je ne suis pas sûre, ne t’énerve pas aussi vite. C’est juste que ces derniers temps, il a un comportement un peu bizarre. Et je viens de trouver un numéro qu’il appelle souvent quand il sort, alors je me suis dit que, peut-être…

Elline s’arrêta là, se rappelant les paroles de David.

Il lui avait répété à maintes reprises que son manque de confiance le blessait, qu’il ne tromperait pas, qu’il resterait fidèle à elle. Cela lui parut impossible qu’il ne soit pas sincère, sinon pourquoi avait-il l’air si en colère à chaque fois qu’elle le questionnait ?

Sortie de sa rêverie par sa sœur, la jeune femme reporta toute son attention sur elle.

— Un homme ne change pas ses habitudes sans aucune raison. Tu devrais appeler ce numéro et voir ce qu’il en est.

— J’hésite, il m’en voudra tellement si c’est un ami et qu’il apprend que j’ai fouillé dans ses appels, répondit-elle en se pinçant les lèvres.

— Écoute, Elline, l’intuition féminine, ce n’est pas juste un mythe ! Si tu sens que les choses ont changé et qu’il n’est plus comme avant, alors appelle le numéro.

— Mais je briserais la confiance qu’il a placée en moi, arguait la jeune femme, il est très strict quand il s’agit de sa vie privée.

— Et pourquoi ça, à ton avis ?

— Je… je te laisse, je te rappellerai plus tard !

Coupant court à la conversation, elle raccrocha immédiatement.

Au fond d’elle, elle aurait aimé entendre que David était un homme bon et sincère, et qu’elle se faisait du souci pour rien. Sophie avait rarement critiqué son compagnon durant leurs deux ans et demi de vie commune, mais elle n’avait jamais eu une grande affinité avec lui non plus.

Sanrak, que fais-tu à cet endroit ?! Que quelqu’un me vienne en aide, par pitié ! s’écria une femme dans la télévision.

Cela devait être le dernier épisode, Sanrak s’apprêtait à tuer la princesse.

Tant mieux, c’était enfin fini. Elle éteignit la télévision pour se concentrer.

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